A propos

© Marie du Suau de La Croix

"Black paws..."

J'ai découvert la technique du collodion humide, procédé photographique datant de 1851, un peu par hasard en 2012.

Après m'être frotté au procédé argentique moderne, d'abord en 24x36 puis en moyen et enfin grand-format, pendant un an ou deux, m'initiant ainsi aux joies du laboratoire, j'ai découvert sur internet des images au rendu saisissant. Des portraits d'une profonde intensité, à l'aspect irréel que je ne savais définir alors. Je découvrais le collodion.

 

Je me suis alors renseigné de part et d'autre sur internet, j'ai sauté le pas en participant à un stage de découverte chez mon voisin Philippe Leclerc début 2013.  Je me suis alors lancé corps et âme dans l'aventure de ce procédé ancien demandant rigueur, travail, réflexion, travail (oui, oui, encore et encore !), curiosité, notions de chimie (car nous devons préparer nos solutions nous-mêmes, comme c'était le cas il y a plus d'un siècle)...

Aujourd'hui, je travaille à mon domicile, dans un atelier et laboratoire dédiés à la pratique de cette technique fascinante.

​​"Collodion humide..."

​A l'aide d'une chambre photographique grand-format et d'un objectif lumineux, un portrait est réalisé sur plaque de verre ou de métal. La plaque, minutieusement nettoyée, est d'abord enduite de collodion, un mélange de nitrate de cellulose, d'alcool et d'éther, salé d'halogénures (bromure et iodure). Plongés dans un bain de nitrate d'argent, les halogénures présents dans le collodion vont se transformer en halogénures d'argent et ainsi devenir sensibles à la lumière. Insérée dans un châssis, à l’abri de la lumière, la plaque est exposée lors de la prise de vue, (qui peut durer plusieurs secondes selon la luminosité), elle est ensuite développée en chambre noire dans les minutes qui suivent afin qu'elle n'ait pas le temps de sécher, sinon  elle devient insensible. De cette particularité vient le nom du procédé : Collodion humide.

Chaque photographie réalisée sur plaque est un objet unique et non reproductible, de par le procédé utilisé (toutes les étapes étant réalisées à la main) et au rendu sans pareil, du fait de la couche d'argent à sa surface, qui reflétera la lumière différemment selon l'angle de vue et de la transparence du verre qui crée une profondeur entre l'image et le fond noir.

L'ambrotype est une méthode de montage de la plaque photographique, qui se trouve prise en sandwich entre un verre de protection et un fond (soit carton peint, velours noir, plaque de verre peinte), scellés ensembles, au papier washi dans mon cas. Ainsi la photographie est protégée des affres du temps, ambrotype signifiant littéralement « image éternelle ».

© Marie du Suau de La Croix

© 2013-2019  Julien Pironin.

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